jeudi, mai 20, 2010

Pourquoi 666 est-il le chiffre de Satan?

Le treizième chapitre du Livre de l’Apocalypse (verset 18), nous invite à calculer le chiffre de la bête qui est le 666. Les chrétiens ont naturellement associé cette bête à Satan, dont l’Apocalypse montre la haine féroce contre les hommes, le Christ et l’Eglise. Mais la bête en question, selon certains spécialistes, ce serait Néron, le cruel persécuteur des chrétiens.

 

Mais pourquoi 666 ? Pour comprendre, il faut revenir à la gématrie, un système très utilisé par les grecs et les hébreux. Ceux-ci écrivaient les chiffres avec des lettres (à chaque lettre correspondait un chiffre). A l’inverse, ils pouvaient remplacer un nom par un chiffre en substituant, aux lettres de ce nom, leur équivalent numérique. Lorsque l’on prend les lettres de César Néron, qu’on les remplace par les chiffres équivalents et qu’on additionne, on obtient le chiffre 666. Pas étonnant que Néron (et par extension tout pouvoir persécuteur) soit associé à Satan : n’était-il pas, lui aussi, habitué d’une haine meurtrière contre le Christ et son Eglise ?

 

Pour autant, cette explication reste à prendre avec prudence. Selon d’autres spécialistes, 666 aurait une signification beaucoup plus théologique. Dans la Bible, le chiffre 7 est celui de la perfection. Il est associé à Dieu. Le 6 (7-1) évoque l’imperfection et le pêché. Mettre trois 6 ensemble souligne la gravité de l’imperfection : 666, l’imperfection suprême est donc associé à Satan, le prince du mensonge, le diviseur.

 

Dans le chapitre 4 du livre 2 du Code de droit canonique de 1983 sur les obligations et droits des institutions et de leurs membres, nous apprenons au canon n° 666 que dans l’usage des moyens de communication sociale sera gardé le discernement nécessaire, et ce qui est nuisible à la vocation propre et dangereux pour la chasteté d’une personne consacrée sera évité. Je vous promets que cette note n’est pas lubrique même si elle est socialement dangereuse.

 

Les mathématiques et la théologie, quel drôle de mélange ! Finalement, il n’y en a qu’un qui soit vraiment essentiel : le 1. Un seul Dieu qui nous aime, qui t’aime, toi, et qui veut aussi nous faire un en lui.